Jonathan Dour : L’âme de la langue n’est pas dans les livres, l’âme de la langue est transportée par les anciens depuis des milliers d’années.
Floriane Le Pottier : En fait une des particularités, dans notre duo de violons, comme j’ai exactement copié ce que faisait Jonathan, nous avons exactement les mêmes coups d’archet. Nous avons une unité qu’on pourrait appeler classique.
Jonathan Dour : Ce qui est celtique dans la musique bretonne c’est le breton.
Floriane Le Pottier : Ce qui est bizarre dans le violon et dans tout apprentissage, c’est que la veille, tu te dis « woaw, je suis super forte, j’arrive à faire ça et ça » et le lendemain, c’est tout recoincé et compliqué.
Sophie de Roumanie : Ça prend des années pour être bon. La magie de l’art lui-même est cette simplicité qui fait oublier toute la complexité derrière.
Jonathan Dour : Ce qu’on danse vraiment dans les festoù-noz, ce sont des danses européennes de la Renaissance qui ont pris la couleur locale, ce ne sont pas des danses celtiques.
Jonathan Dour : Pour moi la musique bretonne n’est pas vraiment une musique de transe comme pourrait l’être la musique africaine mais plutôt une transe légère ou une communion du fait qu’on se tient par la main dans un rond.
Sophie de Roumanie : Quand tous les éléments sont synchrones, c’est vraiment comme un travail de magicien, je le sens au bout des doigts, c’est physique.
Sophie de Roumanie : À traque-lumière
Sophie de Roumanie : Et un jour j’ai pris la météo, c’était bizarre, c’était nuageux, pas évident. J’y suis allée et j’ai su, tout était réuni, tous les éléments, j’ai pris la photo, trois ans pour prendre cette photo.
Jonathan Dour : Il est connu que pour se sentir bien, il faut être bien dans sa famille puis dans son environnement particulier, se sentir utile dans une société, appartenir à un groupe qui continue de puiser dans ses racines.
Floriane Le Pottier : C’est trop frustrant d’avoir un air dans la tête et de se dire, cet air est super mais je ne suis pas capable de le faire.[…] en fait, j’ai été motivée pour pouvoir faire ce que j’ai envie de créer.
Jonathan Dour : Le violon permet de jouer les tons entre les notes et donc de jouer en tempérament inégal mais aussi parfois de jouer faux.
Jonathan Dour : Ce n’est pas facile quand on a des idées et qu’on s’aperçoit que personne ne pourra les réaliser si on ne les incarne pas.
Sophie de Roumanie : C’est vraiment la lumière que je chasse, la luminosité est le fil d’or de tout ce que je fais et de ce qui me touche.
Sophie de Roumanie : Si une photo est réussie, on s’en souvient des années après l’avoir vue.
Dour Le Pottier Quartet : À la source
Sophie de Roumanie : La Bretagne […], c’est les lumières, c’est de la poésie, c’est à pleurer, tellement c’est beau quelquefois.
Jonathan Dour : Souvent je joue des choses, je ne sais pas si c’est inventé ou si c’est entendu.
Sophie de Roumanie : L’ordinateur est la chambre noire de la photo numérique.